CLAIRE DUVAL, VOTRE SOPHROLOGUE À PARIS 15

D’une approche expérimentale prometteuse

Prise en charge des acouphènes subjectifs claire duval

Un nombre croissant de médecins ORL n’hésitent plus à confier leurs patients souffrant d’acouphènes subjectifs à des sophrologues spécifiquement formés à cette prise en charge, souvent dans le cadre d’équipes pluridisciplinaires adhérentes à l’AFREPA (Association Francophone des Equipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie).

 

Ces expériences sont souvent très positives pour ces patient, mais, ainsi que l’indiquait le Docteur Marie CHENEBEAUX, dans sa thèse de doctorat (« Patients acouphéniques : évaluation d’une prise en charge par une équipe pluridisciplinaire, octobre 2014 »), « son efficacité sur la diminution de la gêne liée aux acouphènes chroniques subjectifs n’a pas pour l’instant encore été évaluée » (pages 31 et 32).

 

Sur la base du test proposé aux patients en début et en fin de protocole de prise en charge sophrologique, le THI (Tinnitus Handicap Inventory, version française validée par V. Ghulyan-Bédikian, M. Paolino, F. Giorgetti-d’Escleres, F. Paolino, l’Encéphale 2010, 36, 390-396), il semble que la sophrologie améliore la qualité de vie des personnes souffrant d’acouphènes subjectifs chroniques, mais sans que l’efficacité de cette approche n’ait fait l’objet jusqu’alors d’une évaluation scientifiquement validée.

A une efficacité scientifiquement validée de la sophrologie ?

Les enjeux fondamentaux de la prise en charge des acouphènes subjectifs

 

L’acouphène peut se définir comme une perception sonore, en l’absence de tout stimulus correspondant dans l’environnement. Il peut s’agir d’un sifflement, d’un bourdonnement, ou parfois d’un autre son, perçu dans une oreille, dans les deux ou encore dans la tête.

 

La majorité des acouphènes (95 %) sont dits « subjectifs», c’est à dire que seule la personne qui en souffre peut les entendre.

Selon une enquête IPSOS réalisée dans le cadre de la Journée Nationale de l’Audition en 2014, ce symptôme touche un grand nombre de personnes : 10 à 17 % de la population française en est atteinte, 1,6 Million de Français qualifient leur acouphène « d’agressif »,  300.000 d’entre eux les jugent « intolérables » et il apparaît environ 200.000 nouveaux cas par an.

 

C’est dire l’importance des enjeux en termes de santé publique et de coûts (arrêts maladie, prise d’antidépresseurs et d’anxiolytiques, multiplication des consultations et demandes d’examens auprès de différents professionnels de santé..).

 

Faute de traitement médicamenteux validé, ces patients se sentent incompris et généralement déçus par ce qui leur est proposé. Leur parcours est souvent long et difficile, leur quête de soulagement s’apparente souvent à un véritable « parcours du combattant ». Leur qualité de vie est parfois gravement altérée par les troubles de l’attention, du sommeil, l’isolement social, familial et professionnel, l’anxiété voire parfois la dépression, troubles très fréquemment associés à l’acouphène.

Le travail du Pôle Sophrologie Acouphènes ® et le lancement de l’étude

Le travail du Pôle Sophrologie Acouphènes ® et le lancement de l’étude

Pôle, créé en 2010 par P. GREVIN, a pour objectif de fédérer et d’animer un réseau de sophrologues spécifiquement formés à la prise en charge des patients souffrant d’acouphènes, dans le cadre d’un travail d’équipe avec les professionnels de santé impliqués (médecins ORL et audioprothésistes principalement). Les professionnels qui le composent s’obligent à respecter une charte déontologique et qualitative garante de leur professionnalisme.

J'ai eu la chance de participer à cette aventure dès son démarrage et ainsi, au fil des échanges au sein de ce réseau, d’enrichir ma pratique de sophrologue spécialisée dans la prise en charge des personnes souffrant d’acouphènes.

C'est encore la force de ce réseau qui a permis, après un long travail de préparation, d’initier une étude à laquelle 17 sophrologues de ce réseau ont accepté de participer.

Cette étude, intitulée « première évaluation de la prise en charge sophrologique des acouphènes subjectifs » a été menée par ces sophrologues, qui ont utilisé entre février 2016 et mai 2017 un même protocole pour la prise en charge de patients souffrant d’acouphènes subjectifs.

En voici les principales caractéristiques :

Objectifs de l’étude :  Evaluer l'efficacité d'un protocole de sophrologie adapté à la prise en charge des acouphènes subjectifs invalidants en déterminant, sans comparaison à un groupe contrôle, si cette technique permet d'atténuer le handicap associé à la perception acouphénique.

 

Matériels et Méthodes : Une population de 140 patients consécutifs (18-83 ans) a bénéficié d'un protocole comprenant 6 à 8 séances de sophrologie sur une période de 2 à 4 mois. L'effet de ces séances a été évalué en comparant l'évolution des scores pré/post traitement du Tinnitus Handicap Inventory (THI), un questionnaire validé mesurant le handicap induit par les acouphènes.

 

Résultats:  Il a été observé une amélioration des scores moyens de THI, avec pour 59,2 % des sujets traités une décroissance supérieure à 20 points, ce qui constitue une réduction ayant une valeur clinique significative. Cette amélioration est indépendante de l'ancienneté des acouphènes (> ou < 6 mois), de leur origine (traumatisme sonore ou choc émotionnel) et porte sur les trois sous-échelles du THI (fonctionnelle, catastrophique et émotionnelle).


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